2022 restera pour moi l’année de la découverte du monde de l’Hospitalité Diocésaine en passant une semaine au pèlerinage de Lourdes à l’accueil Notre Dame.
Dans ces quelques lignes je souhaite partager ce que j’ai vécu et ressenti ; voici ce que les lettres du mot Hospitalité m’ont inspiré.

H Comme humain, humanité, dans son immense diversité : chacun arrive à Lourdes en portant son baluchon de vie : C’est le lourd fardeau des ans pour certains… C’est le poids du handicap et de la maladie qui cloue les autres au fauteuil. Nous portons tous des baluchons invisibles, que sont les blessures, chagrins, désarrois, souffrances et peines profondes dont chacun seul est à même de jauger le poids.
O Comme ostensoir à travers ces mots empruntés au Père Guy Gilbert : « Chaque être est un ostensoir. Si nous regardons chaque personne avec le regard de Dieu, nous ne connaîtrons ni péril ni peur. En cherchant en chaque être sur cette terre la transparence mystérieuse de Dieu, nous n’avons absolument rien à redouter…. Rien n’est plus simple ni plus profond que cette contemplation ». (Emerveillons-nous – Ed. Philippe REY)
S Comme service : L’accueil Notre Dame m’est apparu comme une ruche bourdonnante ou chaque « abeille » veille à accomplir sa tâche pour un objectif, l’essentiel : le bien-être matériel, le confort et le moral des malades : donner son temps, sa force, ses talents, ses bras, sa compétence, en veillant sans cesse au bon fonctionnement de la ruche afin d’y élaborer le meilleur des miels.
P Comme prière, incessante, sous toutes ses formes. C’est le coeur à coeur de la prière solitaire au pied de la grotte ou à la chapelle de l’accueil Notre-Dame ou la prière collective des célébrations eucharistiques magnifiquement orchestrées. C’est aussi, à la demade de Marie, le fleuve des processions où l’on se sent porté par la foule par la foule recueillie et la beauté des chants.
I Comme intelligence : il ne s’agit ici de l’intelligence cérébrale, digne des grandes découvertes et des grands prix ; il s’agit de l’intelligence du coeur qui agit avec simplicité, bon sens et fraternité. Cette intelligence permet d’être à l’écoute de l’autre, attentif à ses besoins et de poser toujours ses actes avec bienveillance.
T Comme tendresse : la tendresse divine transparaît ici dans les multiples gestes de tendresse humaine : Le regard fraternel échangé prend toute sa valeur profonde ; le salut amical, le geste simple accompli avec une pointe d’humour ensoleillent l’instant présent. Personne n’oublie jamais une main tendue pour donner ou recevoir, le bras soutenu, un soin apporté avec délicatesse ou un précieux mot de réconfort.
A Comme Amour : Il n’y a rien à ajouter à la phrase récurrente de notre prédicateur de pèlerinage : « Jésus-Christ n’a rien à vendre, il n’a que l’Amour à donner ». Je veux mentionner ici la prière bouleversante du Chemin de Croix où l’Amour incarné donne sa vie…
L Comme lieu de Lourdes : Marie de Nazareth, de Bethléem, de Cana, du Golgotha, a choisi une humble petite bergère en cet endroit. Le miracle de l’eau y est sans cesse renouvelé. Une semaine dans ce sanctuaire, en vivant en dehors du monde, de ses futilités, ses vanités, de ses violences est une semaine profondément régénérante, vivifiante.
E Comme Espérance : Les flammes des bougies et des cierges offerts à Lourdes montent jour et nuit vers le ciel, merveilleux symboles de l’Espérance dont Péguy parlait si bien : « L’Espérance voit ce qui n’est pas encore et qui sera. Elle aime ce qui n’est pas encore et qui sera. Dans le futur du temps et de l’éternité. Sur le chemin montant, sablonneux, malaisé. Sur la route montante…..La petite Espérance s’avance. »
Merci à tous d’avoir été là pour ces moments.
