Mardi 6 septembre

Mardi constitue déjà la moitié de ce pèlerinage. La notion du temps qui passe est relative, mais il s’écoule plus vite lorsqu’on le partage avec des gens qu’on apprécie. Il est temps pour nous de préparer les pèlerins pour la messe à la grotte. Serge s’adresse plus particulièrement aux jeunes/ : les réseaux sociaux vous rendent sourds et aveugles, ils mettent tout en œuvre pour vous enfermer dans leurs filets. Il leur conseille de suivre le Christ qui, seul, rend libres.

Il évoque alors les analogies entre les apparitions de la Saint Vierge à Jeanne Courtel au XVIIè siècle à Querrien et celles à Bernadette, deux siècles plus tard ; comment deux jeunes femmes, de modeste condition, ont vu leur vie chamboulée par « la belle Dame », comment elles ont réussi à surmonter des adversités et à « dire aux prêtres » de suivre ses demandes.

L’après-midi, 150 personnes se sont inscrites pour aller voir le spectacle « Bernadette » qui nous avait tant émus trois ans plus tôt. Elles reviendront les yeux humides, pleines d’émotion. Alors que je redescends pour rejoindre l’Accueil Notre Dame avec Roland, j’évoque avec lui la bonne marche de notre pèlerinage. Je sais, pour cheminer avec lui depuis plusieurs années, l’intensité de son investissement, je lui dis mon admiration.

Nous croisons des pèlerins de l’Accueil accompagnés d’hospitaliers et de lycéens qui ont profité du temps libre pour faire quelques achats.

La nuit venue, le sanctuaire s’illumine de milliers de lampions pour la procession mariale : c’est une colonie processionnaire de lucioles, interminable qui envahit le parvis de Notre Dame du Rosaire : les bougies éclairent les visages et les âmes, les Ave Maria rendent un bel hommage à la sainte Vierge.